Le Laboureur de Bohême. Dialogue avec la Mort, de Johannes VON TEPL

 

 

Edition critique et traduction par Florence BAYARD, 132 pages, 18 euros, ISBN : 978-2-84050-815-1.

http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=992

 

Collection Traditions et Croyances, dirigée par Astrid GUILLAUME, aux Presses de l’Université Paris Sorbonne.

http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/catalogue.php?Id=59

 

Ouvrage publié avec le soutien de l’EA 4254 ERLIS de l’Université Caen Basse-Normandie, l’EA4349 Etudes et Editions de Textes médiévaux, l’Ecole doctorale 1 (Mondes anciens et médiévaux-ED22) et du Conseil scientifique de l’Université Paris Sorbonne.

 

 

Le Laboureur de Bohême (1401), de Johannes von Tepl, est un texte majeur de la littérature de langue allemande marquant une véritable transition du Moyen Âge à l’époque moderne.

Il s’agit d’un dialogue, construit selon le traditionnel schéma de la disputatio, qui oppose en 32 chapitres un veuf, éploré et révolté, à la mort qui vient de lui ravir sa bien-aimée, dialogue sans fin que seule l’intervention de Dieu peut clore, au 33e chapitre.

La traduction commentée de ce dialogue comporte une introduction qui situe l’œuvre dans son contexte social et historique. Elle est complétée par une étude des propos échangés, des motifs qui jalonnent l’échange et de l’iconographie que les différents imprimeurs du xve siècle ont choisi d’associer au texte, ce qui permet d’aborder la question de la fonction de l’image. L’étude de ces bois gravés, sujet très peu traité jusqu’à présent, permet d’aller plus loin encore dans la compréhension de ce livret, d’en saisir toute la richesse et de mieux comprendre l’époque qui le vit naître.

Ce qui contribue au succès pérenne de ce dialogue, c’est le fait qu’une expérience individuelle et universelle est placée au cœur de l’œuvre : la perte d’un être aimé. L’individu, poussé par le chagrin, ose soudain élever la voix et affirmer sa particularité. Pour cette raison, il s’adresse aujourd’hui encore à chacun d’entre nous.

Florence BAYARD est Maître de conférences au département d’Études germaniques de l’Université de Caen Basse-Normandie. Docteur de l’Université Paris Sorbonne, elle est notamment l’auteur de L’Art du bien mourir au xve siècle. Étude sur les Arts du bien mourir au Bas Moyen Âge à la lumière d’un Ars moriendi allemand du xve siècle paru en 1999 aux PUPS http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/aff_livre.php?Id=335, et de Bretagne. Un autre voyage. Vivants et défunts face au grand passage, paru en 2004 aux éditions Keltia Graphic. En tant que médiéviste, ses domaines de recherches s’appliquent à la littérature et à la civilisation médiévales (plus particulièrement du Bas Moyen Âge), à l’iconographie de cette période et plus spécifiquement aux arts, littératures et comportements face à la mort.

 

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